Bache à la cuisine!

Du bon pour les papilles.. en toute simplicité!

22 juin 2010

Le message tant attendu, et les tartines estivales

Aujourd'hui, j'ai reçu la réponse à un e-mail que j'avais mis des mois à oser envoyer. Il m'a fallu du temps, pour effectuer des lectures, des recherches, me questionner, revenir à la case départ, m'éloigner de l'idée, y revenir pour mieux la redécouvrir, et enfin prendre mon courage à deux mains pour réunir quelques mots bien choisis et organisés et cliquer sur envoyer.
Lorsque ma boîte aux lettres électronique m'a annoncé un nouveau message, venant de la personne en question, une peur soudaine m'a empêchée de le lire. Seule à la maison, sans personne à qui demander de le lire avant moi (chose de toute façon pas très utile, mais qui fait se sentir moins seule), j'ai mis un certain temps avant d'oser m'approcher à nouveau de l'écran, retenir mon souffle, et oser cliquer, rapidement, aussi vite que possible pour ne plus avoir le temps de reculer. Alors, c'était là, très simple, un oui, une approbation, assez confiante, presque amicale.
Je crois qu'un jour je devrai arrêter d'être aussi perfectionniste, et me lancer avec plus de spontanéité et moins d'angoisse.
I'm happy!

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Sinon, comme l'été semble avoir attendu son solstice pour s'installer, nous l'avons également attendu pour étrenner notre table sur le balcon. Un petit rosé bien frais, une polaire sur les épaules, et nous nous sommes délectés de petites tartines fraîches et goûteuses, avant d'aller écouter les musiciens de la ville.
Entre la trance d'un DJ peu inspiré, le punk-hardcore édulcoré d'adolescents blondinets, les reprises pseudo-rock d'un groupe de quadragénaires, nous avons quand même assisté à un concert de jazz plutôt agréable, avec une jeune soliste très talentueuse. Puis, un petit groupe de trentenaires nous a offert un petit concert de pop anglo-saxonne un peu répétitif, mais avec quelques morceaux jazzy très entraînants.

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La recette des tartines aux fèves et aux poivrons, en partie inspirées par celles des Petits pois
Pour deux

6 bonnes tranches de pain aux céréales
la moitié d'un pot de 150 grammes de chèvre frais
2 bonnes poignées de fèves (volume lorsque non écossées)
1/2 poivron rouge
de l'huile d'olive
une gousse d'ail
un oignon nouveau
des feuilles de menthe, de persil plat, de la ciboulette, et ce que vous voulez

Ecosser et peler les fèves. Les faire cuire  dans de l'eau bouillante salée. Les miennes étaient petites, 7-8 minutes de cuisson ont suffit. Réserver.

Pendant ce temps, nettoyer, couper en morceaux et épépiner le poivron. Badigeonner les morceaux d'un mélange d'huile d'olive et d'ail pilé. Passer sous le grill pendant 5 à 10 minutes, jusqu'à ce que le poivron siot moelleux et que la peau se décolle. Au sortir du four, ôter la peau et réserver.

Tartiner les tranches de pain du fromage frais.

Disposer sur certaines tartines des fèves, sur d'autres des lamelles de poivron.

Ciseler les herbes, émincer l'oignon nouveau, et en mettre sur chaque tartine.

Servir avec un rosé bien frais, le soir, en été, alors que le soleil en train de baisser arrose votre balcon. Ou votre jardin, je suis sûre que c'est encore mieux.

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08 juin 2010

Une mini recette de mini clafoutis et autres légèretés

Les rayons plus ou moins poussiéreux des multiples bibliothèques de Genève vont désormais être ma seconde maison. Finies, les salles de classe endormies, le bonjour matinal aux amis de la promo, les pauses sur la terrasse du sixième, peut-être aussi les tarots entre midi et deux.

Après autant d’années passées assise sur les bancs de l’école, ne plus suivre aucun cours va sûrement être difficile au début. L’apprentissage de la discipline, aussi. Du travail complètement autonome, non rythmé par la préparation d’une table-ronde, d’un exposé, ou d’un travail à rendre. Ce qui vient sera sûrement plus dur.

En attendant, comme si de rien n’était, on se retrouve le temps d’un apéro, d’une sortie au ciné, en montagne, ou d’un ultimate (rayer la mention inutile).

Mais le ciné, faut s’en méfier. Quand on pense aller voir Fantastic Mr Fox, qu’il y a un seul guichet car une seule salle, qu’on n’a pas vérifié ce qui était écrit sur le ticket, et qu’une fois bien confortablement assise dans son fauteuil rouge, l’image nous plonge dans le Téhéran des quartiers pauvres, le choc est rude. Toutefois, le film était plutôt bon, les images belles et bien tournées, les acteurs splendides (les femmes, surtout) et l’intrigue prenante. Heureusement.

La cuisine accueille désormais des goûts et des saveurs estivaux, et quand un ami a mentionné qu’il avait récupéré 11 kg de cerises du cerisier de belle-maman, je n’ai pas laissé passer l’occasion.

Elles sont délicieuses à croquer, mais aussi parfaitement savoureuses en mini-clafoutis légèrement parfumés à l’amande.

 

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Pour 6 mini-clafoutis (2 personnes) il faut approximativement :

150 grammes de cerises entières

1 œuf entier

30 grammes de sucre

20 grammes de farine

1 pointe de couteau de levure

7 cl de lait

1 CC de purée d’amandes.

Battre le sucre et l’œuf au fouet, afin d’obtenir un mélange mousseux. Ajouter la farine et la levure, puis le lait et la purée d’amandes. Bien mélanger.

Disposer les cerises nettoyées dans des mini moules à tarte. Recouvrir de l’appareil.

Enfourner pour 15 petites minutes à 180 °C.

Des petits clafoutis pas trop compacts, juste comme je les aime. Pour sentir davantage le goût d’amandes, on pourrait ajouter remplacer une partie de la farine par de la poudre d’amandes.

Il me semble qu’un peu de vanille irait bien aussi.

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14 avril 2010

Des petites choses à l'ail des ours

Il paraîtrait que c'est le printemps, que la nature se réveille, tout ça, tout ça. C'est vrai que le week-end dernier, je l'ai vu,le printemps. Presque l'été d'ailleurs. C'était en Arles. Cette jolie ville, qui parait petite et mignonne, est quand même en superficie la plus grande de France Métropolitaine. Eh oui. ses limites administratives englobent toute la Camargue (dixit un mystérieux chauffeur de Jaguar).
Mais plutôt que sa superficie, j'ai préféré ses arènes, ses rues tortueuses, sa place de la mairie, et ses lumières. Surtout le soir, quand le soleil descend. Il a été agréable de s'asseoir alors au coin d'une rue, sur des marches d'escaliers, et de profiter du paisible paysage.
J'ai regretté d'y passer si vite, de ne pas avoir le temps de pousser jusqu'à la mer, jusqu'à la Camargue.

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Rentrée sur Genève, l'été était fini, mais les arbres sont en feuilles ou en fleurs, c'est selon, et le soleil semble se faire de plus en plus insistant, et c'est tant mieux.
Alors, j'ai cuisiné un peu d'ail des ours. C'est vrai que c'est bon, ces petites feuilles qui embaument le sac, le frigo, enfin, tout ce qu'elles touchent.

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Petits soufflés à l'ail des ours
Pour deux personnes
1 oeuf, jaune et blanc séparés
20 grammes de beurre
20 grammes de farine
30 cl de lait
50 grammes de fromage râpé
8 feuilles d'ail des ours bien lavées et séchées
poivre, sel, muscade

Commencer par préparer la béchamel. Pour cela, faire fondre à feu doux le beurre, y ajouter d'un coup la farine, mélanger au fouet et faire cuire quelques minutes. Puis ajouter progressivement le lait, en fouettant sans cesse, jusqu'à épaississement et laisser à nouveau sur le feu quelques minutes. Saler, poivrer, mettre un peu de muscade.

Dans un petit saladier battre le blanc d'oeuf en neige, très ferme, avec une pincée de sel.

Hacher l'ail des ours. L'ajouter à la béchamel, ainsi que le jaune d'oeuf et le fromage râpé. Enfin, incorporer le blanc en neige délicatement.

Répartir dans des ramequins (2 à 3 selon leur taille) et faire cuire 25 minutes à 190°C. Servir immédiatement, avec une salade verte par exemple.

Je n'ai pas eu le temps de prendre une photo avant que les soufflés ne retombent, dommage, d'habitude ils tiennent plus longtemps. Avec un blanc d'oeuf en plus, il tiennent peut-être mieux.

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05 avril 2010

C'est kitsch, mais qu'est-ce que c'est bon!

Il y a des recettes comme ça, qui me rappellent la douceur de mon enfance. Que j'ai toujours adorées. Certaines ne parlent habituellement pas franchement aux autres. Le hachis parmentier, par exemple. Il n'est pas pour moi synonyme de cantine, de nourriture industrielle avalée à grand renfort de verres d'eau, mais d'une cuisine réconfortante, faite avec amour, et avec de bons produits. De la bonne viande, de bonnes pommes de terre bien cuites, une bonne salade verte bien assaisonnée. De quoi faire aimer ça à n'importe qui, en somme.

Parmi les desserts qui ont ce goût d'enfance, la forêt noire arrive en tête. Faite avec les cerises au kirsch préparées par ma grand-mère. Un goût incomparable et inoubliable.
J'ai voulu le retrouver le week-end dernier lorsque nous avons accueilli les parents de R. Il faut dire que depuis le temps que je parlais de la forêt noire de ma mère à R, il me l'avait de nombreuses fois réclamées. Un petit coup de téléphone à ma mère et c'était parti.

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Une seule chose à dire : cette forêt noire a fait l'unanimité. Ces cerises au kirsch : quel goût !!! Merci mamie ! De toute façon, il n'y a pas de secret : de bons produits, tout faire soi-même (surtout pas de chantilly en bouteille!)...

Forêt noire

Gênoise
Recette ici (clik) : parfaite, légère, moelleuse, goûtue.
Crème fouettée
25 cl de crème fraîche épaisse
40 grammes de sucre glace
Cerises
Le tiers d'une bouteille de 1 litre remplie de cerises au kirsch (j'ignore totalement le poids que cela représente)
+ 150 grammes de chocolat noir réduits en copeaux à l'aide d'un couteau économe

IMPORTANT : penser à placer à l'avance les batteurs du fouet électrique et un saladier au frigo, pour la crème fouettée.

Commencer par réaliser la gênoise en suivant les instructions de la recette en lien plus haut. Une fois refroidie, démouler et couper en deux dans la hauteur. Recouvrir d'un torchon propre et réserver.

Préparer la crème fouettée : dans le saladier frais, fouetter vivement la crème et le sucre glace. Lorsque la crème forme des pics, c'est prêt. Réserver au frais.

Assemblage :
Première couche : imbiber une couche de gênoise de kirsch. Recouvrir de crème fouettée, puis parsemer généreusement de cerises, dénoyautées et équeutées (issues du bocal de cerises au kirsch).
Deuxième couche : Recouvrir la première couche de la seconde couche de gênoise. Imbiber également (si vous avez peur que ce soit trop fort, ne pas hésiter à couper le kirsch avec un peu d'eau sucrée).
Finition : Recouvrir tout le gâteau de crème fouettée. Recouvrir alors du chocolat en copeaux, de manière bien homogène. Disposer des cerises entières (avec la queue) sur le dessus. Décorer éventuellement à l'aide du reste de crème fouettée.
On peut aussi faire une troisième couche bien entendu.

Se consomme immédiatement, et assez frais. Reste délicieuse dans les 24 heures suivantes. Nous l'avons même trouvée meilleure le lendemain car les arômes s'étaient bien diffusés.

Il me reste des cerises au kirsch, je me demande bien ce que je vais en faire, des idées ?

PS : désolée pour l'horrible photo, mais j'ai dû me dépêcher de prendre la photo avant que tout ne soit dévoré, il faisait très sombre, tout ça, tout ça (toujours des excuses!)

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23 mars 2010

La joie du chant des oiseaux, et des nouilles udon

Il faisait si beau cet après-midi. Jupe, collants fins, bottines, gilet, manteau au placard, bien rangé. Vers 16 heures, un soleil qui te réchauffe les mollets, et qui te donne envie de traverser toute la ville à pieds au lieu de t'asseoir passivement dans un tram bondé (et surchauffé).
Des arbres, bourgeonnants, bronzant sous le ciel bleu et la lumière si chaude. Des oiseaux, gais, qui chantent, se répondent, emplissent l'espace de la ville de leur bonne humeur (enfin, ça, c'est mon interprétation). Si ce n'était pour les trois kilos de livres attrapés en passant dans les rayons poussiéreux (et étroits!) de la bibliothèque, j'aurais volontiers effectué mon parcours en sautillant gaiement.
Image de fin, majestueuse, le jet d'eau, droit devant moi en contre-bas. Un peu de fraîcheur. Une géométrie si parfaite, ce jet qui surgit au beau milieu de la rue, entre deux immeubles si genevois, sobres, élégants, (néo)classiques. Mais déjà, il faut songer à la fin du trajet, et au tram qu'il faudra quand même attraper ; dur d'y échapper, sauf à y consacrer l'entière soirée.

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Si on avait su qu'il ferait ce temps aujourd'hui, on aurait peut-être interverti nos dîners (la recette d'aujourd'hui me semble plus appropriée que la choucroute qui est en train d'être réchauffée). Celui d'hier était simple, rapide, efficace, et drôlement bon. C'est que les nouilles japonaises, c'est quand même sacrément différent des pasta italiennes (les séchées, en sachet, je m'entends ; les bonnes pâtes fraîches maison c'est une autre histoire). Nous, en tout cas, on adore le bon goût des udon (dû au blé complet, sûrement ?).

Nouilles udon carottes - tofu, pour dîner express mais savoureux

Pour deux personnes
175 grammes de nouilles udon
1 grosse carotte
1 bel oignon
2 gousses d'ail
200 grammes de tofu ferme
1 CC de gingembre râpé
2 CC de sauce soja
Quelques gouttes d'huile de sésame

Faire cuire les nouilles udon 6 minutes dans de l'eau bouillante, égoutter, puis réserver (en maintenant au chaud si possible).

Éplucher la carotte et la râper pas trop finement (avec les gros trous de la râpe). Émincer finement l'oignon. Le faire revenir dans un peu d'huile neutre, puis ajouter l'ail haché, et enfin la carotte. Faire cuire quelques minutes à feu moyen.

Pendant ce temps, couper le tofu en petits cubes. Puis, les ajouter dans la poêle, arroser de sauce soja, ajouter le gingembre, et poursuivre la cuisson quelques minutes, le temps que le tofu soit un peu coloré.

En fin de cuisson, ajouter les nouilles udon, bien mélanger. Verser quelques gouttes d'huile de sésame, et servir immédiatement. Parsemer de graines de sésame ou d'un peu de coriandre serait sûrement de bon effet.

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16 mars 2010

Une soupe pour fêter la fin de l'hiver

Il ne faut pas se fier aux apparences : je suis une grande mangeuse de soupe, même si j'en parle peu ici. Je les aime de différentes sortes : les bouillons, les veloutés, les soupes avec des morceaux... Elles ont l'avantage de souvent cuire toutes seules, ce qui laisse le temps, ou de travailler, ou de se poser et d'écouter un peu la radio en lisant, ou encore de faire le tour de quelques blogs (ou un tas d'autres choses, dont la liste serait sûrement fort peu intéressante à lire!).

Mes hits de l'hiver ? La soupe carotte-lardons, le velouté de butternut, la soupe à l'oignon, la soupe asiatique au tofu et au lait de coco, la soupe marocaine aux pois chiches, mais aussi une soupe fort peu orthodoxe : la soupe miso façon A boire et A Manger (sauf que je ne pousse pas le vice aussi loin : je n'y mets pas de sauce soja mais du bouillon de légumes ... à la place du dashi. Il ne faut pas dire ces choses trop fort sur la culinosphère, le danger n'est pas loin!).

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Mais ce n'est pas de la soupe miso façon ABEAM dont je veux parler ce soir. Plutôt d'un délicieux velouté de céleri au bleu de Bavière. Ce n'était pas gagné d'avance, de faire avaler à R. non seulement du céleri mais aussi du bleu, mais mission accomplie, c'était juste trop bon (oups, je chope des tournures suisses!).
Pour ma part, j'ai utilisé du bleu de Bavière ou Edelpilz (plus d'infos ici). C'est un bleu assez doux et fin, que j'ai découvert récemment et que j'apprécie beaucoup (je suis heureuse d'aimer un fromage allemand, nous ne sommes pas les seuls capables de faire du fromage appréciable).

Velouté de céleri au bleu de Bavière
Un beau céleri rave
2 pommes de terres moyennes
Environ 1,2 L de bouillon de légumes
40 à 50 grammes + 20 grammes de bleu de Bavière
(sel), poivre
Facultatif : quelques brins de persil

Peler le céleri rave, à l'aide d'un bon couteau ou d'un économe costaud. De mêmes pour les pommes de terre. Couper céleri et pommes de terres en cubes grossiers. Les déposer dans une casserole, et recouvrir avec le bouillon. Porter à ébullition, puis baisser le feu et laisser cuire à couvert pendant 25 à 30 minutes (le céleri met un certain temps à cuire).
Hors du feu, mixer. Puis ajouter 40 grammes (ou plus, si vous êtes sûrs d'aimer le goût du bleu) de bleu, et fouetter vivement afin de le faire fondre et de le répartir de manière homogène dans la soupe. Remettre à chauffer à feu doux quelques minutes.

Au moment de servir, poivrer et saler si nécessaire (mais à priori le bouillon et le fromage s'en seront occupés). Verser dans des bols. Disposer des petits cubes de fromage sur la surface, et éventuellement du persil grossièrement haché (j'en ai reçu gratuitement au marché, j'essaie de l'utiliser comme je peux).

Un bon velouté hivernal, qui nourrit, et qui a été très apprécié ici.

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11 mars 2010

Salade de poulet à l'orange

Pas facile de manger froid tous les midis, quand le thermomètre reste campé sur ses températures négatives. Quand on porte des collants sous son pantalon, parce que même le velours n'arrête pas la bise. Quand on ne peut plus rien toucher (ni personne) sans se prendre une décharge d'électricité (il semblerait que cela soit dû à l'augmentation du frottement sur la peau du fait des nombreuses couches de vêtements que l'on porte, qui augmente l'activité électrique). Quand les fenêtres des salles de classe soufflent leur complainte face au vent.

Mais il est des mets (observez la figure de style) qui réchauffent. Le poulet en est. Rôti le dimanche ; en coronation chicken (merci d'avoir partagé cette sublime recette avec nous!) le lendemain ; en lamelles - moutarde - salade le soir ; et en salade à l'orange le surlendemain. L'orange, ses vitamines, sa couleur. De quoi rendre irrésistible une simple petite salade.

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Salade de poulet à l'orange et aux pois chiches
Pour deux personnes
Des restes de poulet rôti (poulet label Rouge ou fermier, qu'il ait un peu de goût!)
Une boîte de 450 g de pois chiches en conserve (ou secs, mais prévoyez plus de temps....)
1 oignon rouge pas trop gros
1 orange coupée en deux
quelques tomates séchées
huile d'olive
sel, poivre blanc

Dans un saladier, un tupperware, une lunchbox, une gamelle (c'est vous qui choisissez), déposer les morceaux de poulet, les tomates séchées coupées en morceaux, l'oignon rouge haché, la moitié de l'orange détaillée en morceaux, et les pois chiches rincés et égouttés.

Dans une petite casserole, verser le jus de la deuxième moitié de l'orange. Porter à ébullition, laisser réduire pendant quelques minutes en remuant de temps en temps, jusqu'à obtenir un liquide assez épais. Laisser refroidir, puis fouetter vivement avec l'huile d'olive (1,5 à 2 CS par personne). Saler, poivrer, et verser sur la salade.

Et déguster en se disant que les fruits d'hiver, c'est quand même sympa et qu'une vinaigrette légèrement acidulée et orangée, ça le fait.

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07 mars 2010

Un goûter chocolaté

Les jours ont repris leur cours normal, habituel, routinier. Bus, tram, fac, dodo. On pense de plus en plus à l'après, les années de fac commencent à peser, on a envie d'autre chose.
On se prépare des goûters, pour rendre les pauses plus sucrées. Qu'on les picore en cachette, ou qu'on les partage pendant une partie de cartes, on les apprécie toujours.
Des goûters chocolatés, qui te redynamisent et te réconfortent à la fois. Bien moelleux, mais aussi un peu craquant et croquant. Vous m'avez suivi, je parle de brownies.

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Bien cacaoté, avec le grué de cacao qui s'ajoute au chocolat noir, craquant sur le dessus, moelleux et croquant sur le dedans grâce aux amandes, noisettes, noix de cajou et de pécan. Délicatement parfumé, par la purée d'amande, ma nouvelle alliée en cuisine.

Brownie très cacao
120 g de farine
180 g de sucre
250 g de chocolat noir
3 oeufs
2 grosses CS de purée d'amande
1 CS d'huile neutre
2 bonnes poignées de grué de cacao
3 bonnes poignées d'un mélange d'amandes effilées, de noix de cajou, noix de pécan et noisettes en morceaux

Commencer par battre le sucre avec les oeufs, jusqu'à ce que le mélange blanchisse. Pendant ce temps, faire fondre le chocolat au bain-marie avec un peu d'eau. Une fois fondu, y délayer la purée d'amande. Ajouter cette préparation au mélange oeufs-sucre, ainsi que l'huile.
Incorporer la farine en plusieurs fois, puis le grué de cacao et les noix diverses. mélanger, mais pas trop.
Verser la pâte dans un moule rectangulaire. Faire cuire à 190°C 25 minutes. Le dessus doit être légèrement crouté, et le dedans assez humide (mais cuit quand même).

Pour démouler, petite astuce trouvée dans un livre : poser le plat dans un plat plus grand rempli d'au très froide. Laisser refroidir comme cela. Le brownies se démoulera en un clin d'oeil une fois froid (ne me demandez pas pourquoi, le choc thermique peut-être ?)

21 février 2010

LA tarte citron-coco

J'étais l'autre jour à la Fnac (ouh, un supermarché de la culture, tabou !), et j'avais à l'idée d'acheter un bon livre de cuisine. J'ai pensé à Jamie Oliver, mais j'aime réserver ce plaisir aux retours chez mes parents, à qui j'ai eu la bonne idée d'offrir un de ses livres. J'ai pensé aussi à "l'Atelier Bio", mais le budget réservé ce jour-là à l'achat d'un livre était loin d'être suffisant. Les petits livres des éditions Solar et Cie ne m'intéressant pour la plupart absolument pas, je ne voyais pas trop sur quoi jeter mon dévolu. Restaient le livre "Barres de céréales, mueslis et granolas maison" de Rachel Khoo, ou "C'est pas de la tarte," le joli livre de Ninnie. Va pour C'est pas de la tarte.
Un livre au sujet original (pas facile, ces temps-ci, la mode des livres de blogueurs rend le rayon cuisine un peu répétitif...), aux délicieuses photographies, et aux recettes presque toutes aussi attirantes les unes que les autres. Des fonds de tarte sans pâte à tarte, voila de quoi égayer les tartes, et contenter ceux qui, à la sortie de l'hiver, commencent à songer au maillot de bain de l'été.

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Pour tester une première recette, j'ai choisi un de mes desserts favoris : la tarte au citron. Ninnie propose dans son livre une tarte-couscous au citron vert : une base de graine de couscous cacaotée, recouverte d'une crème au citron vert et à la noix de coco. Comme il me manquait évidemment  du citron vert, des oeufs assez frais pour manger les blancs crus, du sirop d'agave et de l'agar-agar, j'ai tout de suite pensé à aller m'inspirer également chez la Belle au blé dormant, dont la récente tarte au citron m'avait fait de l'oeil.
J'ai donc plus ou moins savamment mélangé les deux recettes, afin d'obtenir ce qui suit :

LA tarte citron-coco !

Fond de tarte
100 grammes de graine de couscous
1 CS de cacao en poudre non sucré
1 CS de sucre brun
20 cl de lait de coco

Crème au citron
3 citrons bio (zeste et jus)
1,5 CS de maïzena
2 oeufs
100 grammes de sucre
10 cl de lait de coco
1 yaourt de brebis

Commencer par préparer le fond de tarte : porter à ébullition le lait de coco avec le sucre et le cacao en poudre. Dans un saladier, verser la graine de couscous et recouvrir du mélange à base de lait de coco. Mélanger, et couvrir pendant 5 minutes. Puis, égrainer à la fourchette.
Beurrer un moule à tarte (ou un moule à manqué de 26 cm de diamètre pour moi). Etaler la semoule cacaotée, et faire cuire à blanc pendant 15 minutes à 180°C.
A l'issue de la cuisson, laisser tiédir et réserver.

Pendant que la pâte cuit, préparer la crème citronnée. Laver les citrons, puis prélever les zestes, et les presser.
Dans un bol, battre les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse, puis ajouter les zestes.
Verser le jus  de citron dans une casserole avec la maïzena, sur feu moyen, et remuer sans cesse jusqu'à ce que le mélange épaississe. Hors du feu, ajouter le mélange oeufs-sucre, puis remettre sur le feu moyen pendant quelques minutes afin d'obtenir une préparation épaisse et homogène. Incorporer ensuite le lait de coco, tout en mélangeant toujours sur le feu. Enfin, hors du feu, ajouter le yaourt de brebis, et bien mélanger. Goûter : ça doit être délicieux, et ultra crémeux :)

Verser la crème citronnée sur le fond de tarte, laisser refroidir à température ambiante, puis réfrigérer pour aux moins deux heures. Au moment de servir, saupoudrer de noix de coco rapée.

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J'ai totalement a-d-o-r-é la crème au citron. Je crois que je la préfère à celle de Cléa, qui était jusqu'à présent ma préférée. Merci à la Belle au blé dormant d'avoir partagé sa recette! Je pense que le lait de coco préconisé par Ninnie joue aussi un rôle dans l'onctuosité...

Quand au fond de tarte, je l'ai trouvé original, et ai bien aimé le goût cacaoté. Par contre deux bémols : vraiment pas facile à découper et démouler, et pas assez croustillant. Mais ce sera à refaire, et j'en ai encore un paquet d'autres à essayer (notamment au quinoa soufflé, miam!).

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06 février 2010

Les barres de céréales du ski

Avant de partir profiter de la neige quelques jours, je nous ai concocté des barres de céréales. D'une simplicité enfantine, elles valent largement les barres qu'on trouve dans le commerce... en moins sucré, et c'est tant mieux, elles ne sont pas écoeurantes, et on sent ce qu'il y a dedans au lieu de simplement sentir le "goût" du sucre (si on peut parler de goût du sucre  utilisé dans l'industrie agro-alimentaire..).

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La neige tombe depuis  deux jours.Chez nous il ne fait pas assez froid pour qu'elle tienne, (et c'est un peu frustrant), mais c'est de bon augure pour passer quelques jours au ski. Après les week-ends bretons à la mer, les week-ends hauts-savoyards au ski ont leur charme aussi (même si on commence à en avoir assez des températures négatives ou si proches de 0°C).

Barres de céréales chocolatées
Largement inspirées de chez La cuisine à quatre mains
Pour une douzaine de barres

400 grammes de flocons d'avoine
350 grammes d'un mélange de : raisins secs, éclats de chocolat, grué de cacao, graines de sésame, amandes effilées, pistaches crues
30 cl de lait demi-écrémé
1 très grosse CS de miel

Faire chauffer le lait et le miel dans une casserole. Pendant ce temps, mélanger tous les ingrédients restants dans un grand saladier.
Une fois le lait chaud, le verser sur le mélange dans le saladier, et bien amalgamer le tout.

Verser la préparation sur une plaque allant au four, recouverte de papier sulfurisé. Enfourner pour 20 minutes à 160°C. Au bout de ces vingt minutes, recouvrir d'une feuille d'aluminium et remettre au four pour 20 minutes à nouveau.
Puis laisser refroidir, et enfin découper des rectangles.

Il semble que ces barres se conservent très bien dans une boîte en métal hermétique.

Elles sont plus moelleuses que croustillantes. Le goût du chocolat se répand bien à la cuisson, mais n'empêche pas ceux du raisin et des pistaches de trouver leur place.
Je vous dirai si l'énergie apportée par ces barres nous aura fait faire des prouesses sur les pistes ;)

PS : Petite question technique : vous arrivez à avoir des détails précis tels qu'un flocon d'avoine avec un objectif 18-55 ? J'ai l'impression que toutes mes photos de ces barres étaient légèrement floues...

Posté par bache à 15:28 - c'est sucré - Petits mots [2] - Permalien [#]
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