29 octobre 2009
Petites crèmes biphasées au potimarron
Bon, c'est pas ça mais Halloween arrive à grands pas, et je n'ai toujours pas posté une seule recette de citrouille. Ca l'fait pas! Alors, pour y remédier, j'ai pioché chez Léa les adorables petites crèmes de potimarron au caramel d'orange. Et voila, de l'orange sur mon blog!
J'ai eu une petite surprise, je me suis retrouvée avec des crèmes biphasées : une couche un peu épaisse sur le haut des ramequins, avec une grande partie de la purée de potimarron, une couche presque qualifiable de flan en dessous. Aussi surprenant que cela a pu être, c'était super chouette, les deux textures ensemble, avec des goûts sensiblement différents aussi, c'était original et ça nous a bien plu. Je suis d'accord que ce n'est pas le dessert le plus photogénique du monde, mais ça vaut le coup!
C'est peut-être venu du fait que j'ai utilisé du lait demi-écrémé et non du lait entier, pour obtenir de véritables crèmes j'aurais dû ajouter de la crème fraîche, mais voila je n'en avais pas!
J'ai également remplacé le quatre-épices par du gingembre et de la cannelle, et bien je sais déjà que c'est une association qui va se retrouver souvent dans mon assiette cet hiver! C'est doux, ça réchauffe, c'est parfait en cette période automno-hivernale!
Petites crèmes biphasées au potimarron (c'est presque du copier-coller de chez Léa)
Pour le caramel
Le jus d'une orange
25 grammes de sucre (le sucre contenu dans l'orange à lui tout seul en faisant bien réduire le jus pourrait suffire je pense)
Pour les crèmes
Environ un quart de potimarron cuit et réduit en purée
2 oeufs
50 grammes de sucre
25 cl de lait (demi-écrémé ici)
1 belle pincée de gingembre
1 belle pincée de cannelle
Porter le lait avec le sucre et les épices à ébullition. Réserver.
Pendant que le lait tiédit, préparer le caramel d'orange en portant à feu doux le jus d'orange et le sucre. Laisser réduire jusqu'à obtention d'un caramel un peu épais. Verser le caramel dans le fond des ramequins, et remuer ceux-ci pour les chemiser de caramel.
Battre les œufs puis ajouter le lait tiédi. Ajouter la purée de potimarron. mélanger pour obtenir une préparation à peu près homogène.
Verser dans les ramequins. Placers ces ramequins dans un plat allant au four, rempli d'eau, afin de faire cuire les crèmes au bain-marie.
Enfourner à 180°C pour 30 minutes. Puis laisser refroidir au moins six heures au réfrigérateur.
Avant de servir, déposer les ramequins dans un plat rempli d'eau chaude afin de fluidifier le caramel. Retourner les ramequins sur une assiette, démouler.
Parfait avec des sablés à la cannelle, des bastogne, enfin, des biscuits chaleureux, ceux qu'on aime en automne!
23 octobre 2009
Une tarte aux coings et aux pommes, parce que l'automne est bel et bien là
L'automne est bel et bien là, plus la peine de se voiler la face. Sortir les bottines, les jupes un peu plus épaisses, le manteau. Penser à acheter des gants, ou au moins un bonnet, pour les sorties de la piscine (parce que le choc thermique est décidément violent).
Entendre les hauts-savoyards dire que si ça continue, on va pouvoir skier en novembre, et regretter alors d'avoir oublié la veste, la combi et tout le tralala chez les parents, chez qui, au vu de l'emploi du temps et du prix du train en Suisse, on ne va probablement pas rentrer avant Noël.
Au marché, troquer les aubergines, les concombres, les poivrons, les pêches et autres douceurs estivales contre les courges, le raisin, les pommes, les poires.. et les coings.
Avant cet automne, pour moi le coing était une sorte de vague souvenir d'enfance, ou alors ne se concevait à peu près qu'en gelée. En fait, au gré des promenades sur vos blogs, j'ai trouvé quelques chouettes idées, pour en faire un fruit un peu plus.. attrayant. Je n'ai fait de grande invention avec cette recette, mais elle a fait des heureux, pour le goûter, en rentrant de la fac, et c'est déjà pas mal.
Tarte aux coings et au pommes
Pâte brisée:
90 grammes de beurre
200 grammes de farine
1 oeuf
un peu de sucre
un peu d'eau
Garniture:
4 petits coings
1 grosse pomme (ou 2 petites)
1 oeuf
15 cl de crème fraîche (ou mélange crème fraîche et lait)
30 grammes d'amandes en poudres
1 cuillère à soupe de sucre
Préparer la pâte un peu à l'avance, en commençant par mêler la farine au beurre ramolli, puis en ajoutant le sucre, l'oeuf et en ajustant la texture avec un peu d'eau. Malaxer, former une boule et placer au réfrigérateur une petite heure, c'est plus facile à étaler après. Puis, abaisser et disposer dans un moule à tarte prélablement chemisé, ou recouvert de papier sulfurisé.
Préparer la garniture : éplucher les coings et la pomme, les couper en lamelles. Les disposer sur la pâte en alternant la pomme et le coing.
Dans un bol, fouetter l'oeuf, ajouter la crème, la poudre d'amande et le sucre, bien mêler, puis verser sur la tarte.
Enfourner pour environ 25 minutes à 200°C.
Déguster avec un thé, un chocolat chaud, ou encore du lait au sirop d'orgeat (c'est mon petit plaisir ces temps-ci). Et, aussi, ne faites pas comme moi : n'oubliez pas le sucre... (c'était quand même très bon, mais un peu plus sucré ça n'aurait pas été gênant ^^).
18 octobre 2009
Salade asiatisante pour aventurière des transports en commun
Se rendre à la fac tous les jours, quelle aventure. Des collégiens, le jeudi midi, heureux d'exprimer leur joie d'aller au Mac Do, seule sortie hebdomadaire, peut-être. Des lycéennes, le vendredi soir, préparant dans un grand bruit de rires et de jacassements, leur soirée à venir - dans l'appartement du grand-frère, quel sentiment de liberté. Soirée pizza de chez Domino's, il y a de quoi être impatientes, non ?
Un homme, étrangement angoissé face au dilemme Dois-je envoyer un communiqué de presse, ou pas ? Il sort rapidement, sans laisser davantage d'indice sur son importance. Un couple, tous les jours, femme au chant, homme au synthé, qui pense nous ravir les oreilles au son de chansons françaises des années 1990. Parfois, aussi, un jeune homme à la guitare, ou un autre au violon, bien plus discrets, tellement plus agréables.
Et tant d'autres...
Après toutes ces aventures (et quelques heures de cours), je retrouve le traditionnel tupperware (non je ne me ferai pas à l'idée de dire Lunch Box, trop In). Une salade délicieusement asiatisante, au thaï peanut butter de Camille, enfin de Charlotte si je ne m'abuse (rendons à César..).
Salade asiatisante poulet, thaï peanut butter and co...
(Pour deux)
2 escalopes de poulet
du thaï peanut butter
175 grammes de pousses de soja (poids égoutté)
1/4 de poivron vert
1/4 de poivron jaune
une poignée de noix de cajou
du riz
huile de sésame, vinaigre, une CC de miel, quelques gouttes de citron
La veille, ou quelques heures avant, faire mariner les escalopes dans le thaï peanut butter. Le jour J, faire revenir ces escalopes bien enrobées de thaï peanut butter dans une poêle. Émincer et réserver.
Émincer les poivrons, égoutter le soja. Faire cuire le riz (la dose que vous voulez, selon votre faim).
Réunir tous ces ingrédients ainsi que les noix de cajou dans un saladier.
Préparer la vinaigrette en mélangeant l'huile de sésame, le vinaigre, le miel, et le citron. Verser sur la salade. Saler, poivrer s'il le faut.
Nous avons vraiment aimé le thaï peanut butter, la fine couche qu'il forme autour de la viande. A réessayer bientôt, avec du poisson...
10 octobre 2009
Un cheesecake dans mon tupp'...
... Ou comment changer un peu le menu quotidien.
Salades de pâtes, salades de riz, sandwiches, de temps en temps un plateau au restau U ... voila qui change pour moi qui avais l'habitude de rentrer manger chez moi tous les midis. Mais il faut dire que les restau U suisses, ou au moins les genevois, ce n'est pas les restau U français. Le prix n'est certes pas le même (d'où les tupperwares), mais le goût non plus. Les salades sont hyper bien garnies, changent chaque jour, et proposent des saveurs originales : pleurotes, parmesan, tomates confites, viande des grisons, chaque jour a son goût ici, et autant dire qu'il n'est plutôt pas mauvais, ce goût. Sans compter l'assortiment de petites graines à croquer qu'on peut y ajouter, les croûtons, les choix d'assaisonnement (!!!) : huile d'olive, huile de noix, huile de sésame, vinaigre de vin, vinaigre balsamique, fromage blanc...
Sinon, emmener de belles parts de cheesecake truite fumée - aneth dans son tupperware, c'est pas mal non plus :)
Cheesecake à l'aneth et à la truite fumée
Pour la pâte
150 grammes de gressins aux fines herbes
3 CS d'huile d'olive
Pour la garniture
400 grammes de St Môret
150 grammes de chèvre frais
2 oeufs
1 CS d'aneth séché
sel, poivre
4 belles de tranches de truite fumée
Pour préparer la pâte, mettre les gressins dans un sac de congélation, bien le fermer, et broyer les gressins. Puis, ajouter l'huile d'olive, et disposer la pâte ainsi obtenue au fond du moule. Réserver.
Pour la garniture, fouetter le St Môret, ajouter le chèvre frais, fouetter à nouveau afin de bien rendre la texture aérée. Ajouter les oeufs un par un, l'aneth, le poivre, un peu de sel. Le tout doit être bien souple.
Verser la garniture sur la pâte, enfourner pour environ 40 minutes à 160°C. Passées ces quarante minutes, laisser refroidir complètement dans le four.
Puis placer le cheesecake au réfrigérateur pour 48 heures.
Avant de déguster, découper les tranches de truite fumée en lamelles, les disposer sur le cheesecake.
Parfait accompagné de radis roses, pour un repas de midi à la cafet de l'université.
03 octobre 2009
La vallée, et la gâteau renversé aux fruits d'été
La vie dans une vallée. Je sens ce que c'est, depuis mon arrivée à Genève. C'est être entouré de montagnes, masses majestueuses de roche et de forêt. Jeux d'ombre, de lumière, de brume parfois. Le plaisir et le luxe de pouvoir y monter à pied depuis chez soi. D'en haut, y contempler le Mont Blanc, si la brume se dissipe, la ville sinon, le lac d'Annecy, parfois.
Une vallée, certes, lacustre quand même. Inertie thermique du lac, 20°C en septembre. Le romantisme des balades, le soir, dans la douceur des rives, entendre le bateau à vapeur (mais sans vapeur, il imite juste le bruit), s'éloigner de la berge. Et la lumière, dans les petites rues de la vieille ville, cette lumière si douce. Les parcs, le classicisme extrême, c'est aussi Genève. C'est tout aussi doux. On s'y sent bien.
L'éloignement, mine de rien. Un trajet interminablement beau, dans les pré-Alpes, pour pouvoir rejoindre ce Lyon (où l'on peut rencontrer une blogueuse pétillante et charmante), qu'en la moitié du temps de trajet on rejoint en voiture. En voiture, la traversée de moult tunnels et viaducs, qui nous rappelle que seule la volonté de l'homme a pu relier ce minuscule territoire au reste du monde (j'exagère, à la France). La traversée de ces montagnes effectuée, on se sent ailleurs.
Si vous voulez comme moi faire durer l'été, encore et toujours, ou si vos étals de cet automne indien vous proposent toujours des fruits sucrés, charnus, et estivaux, et parce que Mlle chéché l'a si gentiment demandée, la recette du gâteau renversé aux abricots et groseilles. Une variation de la tarte renversée rhubarbe-prunes-abricots.
Gâteau renversé aux abricots et groseilles
Garniture
700 grammes d'abricots
300 grammes de groseilles
1CC de cannelle
75 g de beurre froid coupé en dés
130 g de sucre roux
Pâte
100 g de beurre mou
150 g de sucre roux
3 œufs
250 g de farine
10 cl de lait
1 sachet de levure chimique
1 sachet de sucre vanillé
1 CS de rhum
La garniture
Tapisser le fond d’un moule à manqué (26cm de diamètre pour le mien) des
75 g de beurre en morceaux et
des 130 g de sucre. Enfourner à 160°C 5-6 minutes, jusqu'à ce que le beurre soit fondu, répartir le tout de manière
homogène.
Laver les abricots et les groseilles, découper les abricots.
Sortir le moule du four. Ajouter les groseilles et les abricots, en dessinant des cercles concentriques (ça fait plus joli quand même).
La pâte
Préparer la pâte : mélanger le beurre mou et le sucre au fouet jusqu’à
obtention d’un mélange homogène. Ajouter les œufs, le lait, et le rhum), mélanger. Ajouter enfin la vanille, la farine et la levure. Mélanger
soigneusement et verser cette préparation sur les fruits.
Enfourner 50 minutes à 160°C, puis laisser refroidir 15 minutes avant de démouler.










